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Dans les secrets des scientifiques

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Le reportage qui nous est proposé ici est véritablement passionnant. A travers l’histoire de la science et des découvertes, il nous montre de quelles manières l’instinct ou la volonté de découvrir nait d’un chercheur, et de quelles façons les prémisses de ses travaux sont fortement liés à un phénomène récurrent dans le domaine, souvent lié à l’occultisme, à la magie ou encore l’alchimie.

Les premiers occultistes décrivaient l’univers et la réalité relative à travers ces mots "ici bas comme là-haut". C’est à dire qu’un même schéma se reproduit à n’importe quel degrés, quelque soit la point de vue adopter. Ainsi les premiers occultistes établissait une relation mystique proche du champ de conscience individuel et universel (idée reprise par Carl Jung plus tard), ayant cependant une approche plus directement liée, sans détours symboliques, à un rapprochement des Dieux.

Newton lui-même accordait une importance non négligeable à l’approche occulte, comme l’alchimie et la magie. Lui-même à la recherche de sa Pierre Philosophale, qui pourrait se traduire par la clé de la connaissance pure, il avait une approche quasi mystique du monde et de sa démarche scientifique. On apprend en effet que Newton s’adonnait à l’ascèse méditatif d’une manière tout à fait rigoureuse, proche de l’état transe, condition sine qua non pour appréhender le monde et rester concentrer sur n’importe quel problème.

Puis en prenant l’exemple de Galilée, qui devina des secrets à l’importance fondamentale pour la recherche des découvreurs futurs, et dont il est le parfait exemple du savant ayant une soif intarissable d’apprendre et de cerner l’univers, le lien entre l’héritage d’Aristote (qui voudrait une analyse et une compréhension complète du monde) et la mystique chrétienne par exemple, montre que l’intuition de la découverte n’est pas incompatible avec l’idée mystique d’appréhender le monde.
L’intuition en effet nait de la représentation, ou plutôt en est la conséquence. Même si Galilée se fera l’ennemi de l’Église et sera victime de la censure de l’Inquisition, ses idées ne dénotent pas moins la volonté de percer à jour des secrets à priori insondables, pourtant familiers de la cosmogonie religieuse.

Newton, à nouveau, s’intéressera lui de près (comme tout intellectuel de la Renaissance) à la Grèce et à sa culture. C’est à dire à sa philosophie, ses idées sur la magie, l’occultisme, l’alchimie...
Il réfutera cependant les idées d’Aristote comme l’a fait auparavant Galilée, avec le problème de la gravité et de l’atome, puis s’exposera aux problèmes des empiristes (courant philosophique fondant toute connaissance sur l’expérience).
Il sera également le membre éminent de la Royal Society, qui sera le premier mouvement à s’étendre d’une manière indélébile sur tous les enjeux de la science en tant qu’avancée humaine, et se fera l’ennemi naturel et farouche du Vatican.
Un autre de ses membres sera d’ailleurs Thomas Willis, qui fera des découvertes et des études cruciales sur l’anatomie et la neuropathologie. L’idée que le cerveau est le caveau de l’âme va commencer à poindre, tandis que le cœur était le centre de l’esprit pour les penseurs antérieurs. Mais ce médecin de renom sera toutefois confronté à la censure et aux tabous de la dissection humaine, qui est depuis longtemps contraire à la loi. Il publiera des études sur le cerveau et la pensée qui inspireront et feront sortir de l’ombre de grands chercheurs et philosophes comme John Locke, qui mettra en avant l’enjeu quant au rôle de l’esprit sur la physionomie et le monde représenté.

Mais cette idée récurrente d’intuition liée à l’état de transe, et de connaissance inconsciente et instinctive, fera encore reflet avec l’apparition de l’hypnose par Mesmer. Bien que ses prémisses sont déjà reconnus dans l’Antiquité (en Égypte ou en Grèce), son utilisation dans le contexte scientifique de l’époque aura une importance capitale, même si elle est peu à peu abandonnée par la suite avec l’apparition de l’éther dans la démarche de l’anesthésie.
Pourtant, des hommes comme Freud s’en serviront à leur tour pour sonder les secrets de l’âme au moyen de la psychanalyse et des secrets, encore embryonnaires, des idées de refoulements et d’inconscient. En effet ce dernier mettra un point d’honneur à découvrir comment soigner les douleurs de l’âme à travers la psychologie, la conscience et l’inconscience. Puis rejoint par Carl Jung qui fera un lien encore plus prononcé entre l’âme individuelle et l’âme collective, ouvrant des perspectives ô combien ambitieuses et si proches de l’occultisme.

Albert Einstein sera, lui aussi, héritier de cette démarche de l’instinct avant la démonstration. Pour lui la conscience a une incidence sur l’univers avec la physique quantique, et l’univers est à la fois représentation, et éminemment relatif.
Wolfgang Ernst Pauli à son tour reprendra cette recette, en mettant en avant les idées de synchronicité, qui souligne l’importance de la conscience présente et universelle, et d’évènements extérieurs faisant apparaitre le monde, à tord, comme pur accident, faisant prévoir une conception problématique de la conscience latente d’un monde inexistant sans âme.

Le reportage, à travers ces histoires passionnantes, a probablement pour vocation de réconcilier l’occultisme avec la science, arguant l’importance de l’indéfectible lien omniprésent depuis toujours entre le progrès et l’instinct mystique dans la compréhension et l’appréhension de l’univers. Il propose donc à la fois une réelle culture présentée, et un point de vue tout à fait pertinent dans quelque approche qu’elle soit, en supposant une ouverture d’esprit non négligeable, car fondamentalement utile.

Published:  3 years ago
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